publié par Révélations de Carmen, le mercredi 03 juillet 2024
Dire "je ne suis pas content" peut sembler simple. Et pourtant, pour beaucoup, c'est un Everest.
Pourquoi est-ce si difficile ? Parce que vous êtes souvent figé.
En Somatic Experiencing, on comprend que cette immobilisation est une réponse naturelle du système nerveux face à une situation perçue comme menaçante. Lorsque vous ressentez un danger – qu'il soit réel ou perçu – votre corps peut entrer dans un état de figement. C'est un mécanisme de survie : au lieu de combattre ou de fuir, vous vous immobilisez. Cette réaction peut vous protéger sur le moment, mais elle peut aussi vous empêcher plus tard d'exprimer vos besoins ou de poser des limites.
Dire "non" devient alors compliqué, car ce réflexe de figement maintient un état d'inhibition. Votre système nerveux agit comme si dire "non" représentait une menace, et il bloque l'élan d'expression. C'est pourquoi, même lorsque vous savez ce que vous voulez dire, les mots peuvent rester coincés.
En réalité, il est souvent plus facile de ne rien dire. De faire semblant que tout va bien. Parce qu'à chaque fois que vous tentez de vous affirmer, une tension intérieure apparaît – parfois subtile, parfois écrasante. Et cette tension vous ramène dans ce réflexe ancien : vous taire pour éviter le conflit, pour ne pas déranger, pour ne pas risquer de perdre le lien avec les autres.
Mais ce silence a un prix. Ne pas pouvoir dire "non", c'est porter un poids invisible. C'est accumuler de la frustration, de l'épuisement, et parfois même, un sentiment d'injustice profondément enfoui. Chaque "oui" forcé est une petite trahison envers vous-même. Et au fil du temps, ce poids devient écrasant.
Pour dire ce que vous ressentez, il faut plus qu'une simple volonté : il faut un environnement de sécurité et de lien. Un espace où vous vous sentez suffisamment en confiance pour oser sortir du silence, où vous vous sentez assez en sécurité pour enfin vous dévoiler.
Sans ce climat, le corps reste en alerte, bloqué dans un mode de survie. Parler devient alors un risque.
Mais pour amorcer ce changement, il y a un ingrédient indispensable : la motivation.
La motivation d'en finir avec ce poids silencieux. De ne plus avaler vos mots. Et petit à petit, d'apprendre à exprimer ce qui a besoin d'être dit.
Si aujourd'hui, vous trouvez cela difficile, ce n'est pas un manque de courage. C'est votre système nerveux qui vous protège comme il l'a toujours fait.
Et avec le bon accompagnement, il est possible de retrouver la liberté d'être entendu.
Alors, par où pourriez-vous commencer ?